Ravageures en mon visage,
Tristesse nacrée sans un mot,
Trouble mes yeux en son voilage.
Ma main glisse sur le verre,
Laisse sa trace de sang,
Sous les flots rouges de la mer,
Dont un cadavre innocent.
Chaque larme de mon corps
A rendu cette eau salée,
Une brève odeur de mort
M'entour de son souffle glacé.
Je veux mourir dans le noir,
Quitter le souffle de la vie,
Il ne reste plus d'espoir,
Saute! blanche demoiselle,
Vierge seule sur les rives,
Attend toujours son amant,
Plus rien ne devrait survivre,
De son éternel tourmant,
Souffle un vent de tempête,
Engendre en nous la folie,
Ce sera ta dernière fête,
Née de la tristesse infini.
De pâle lys flotte sur l'eau,
Mi arrachant une dernière larme,
La lune s'élève plus haut
Et l'eau se teindre de parme.
Laisse l'eau te couler,
Doucement et meurs en paix,
Rejoint l'être tant aprecier,
Il est trop tard pour remonter.



